Premier bilan de l’Appel à Projets d’Innovation Industrielle 2011

« Une opportunité à saisir »

Le 6 juin 2011 constituait la date limite de dépôt de l’appel à projets d’innovation industrielle lancé par TECHNOPOLE MARTINIQUE de la CACEM.
En attendant le Comité de Sélection et de suivi qui se déroulera courant septembre, les prédiagnostics et évaluations des projets se déroulent jusqu’à la fin juillet 2011.

 

Pour rappel, l’appel à projets d’innovation industrielle constitue un cadre de détection des projets innovants qui s’inscrit dans le dispositif d’accompagnement de TECHNOPOLE MARTINIQUE.

 

Avec la concours de multiples partenaires (AMPI, CCIM,OSEO, Conseil Régional, ADEME, MEDEF, PARM, DRRT,CARAIBES ANGELS, DIECCTE, CGPME, ADEM), cet appel à projets vise à détecter puis soutenir des entreprises martiniquaises en création et en développement dans leur démarche d’innovation industrielle.
Les outils d’accompagnement de la Technopole en matière d’expertise et financement ont été renforcés pour cette occasion.
Il s’agissait donc d’une vraie opportunité à saisir pour faire émerger et concrétiser les projets d’innovation.

« Un premier enseignement, l’envie d’innover des entrepreneurs martiniquais »

Suite au lancement, 32 dossiers de candidature à l’appel à projets d’innovation industrielle ont été enregistrés.Compte tenu du flux de projets innovants détectés annuellement par TECHNOPOLE MARTINIQUE (une vingtaine), ce résultat indique l’envie et la volonté d’innover au sein du tissu économique martiniquais.Parmi les projets candidats, 12 sont portés par des créateurs d’entreprise et 20 par des entreprises industrielles existantes.L’analyse transversale de ces projets permet également de confirmer les domaines technologiques les plus actifs en matière d’innovation : production d’énergie, construction et habitat, agro-transformation, électronique, multimédia, cosmétique, matériaux composites.

 

A noter également que les nouveaux produits ou services, les nouvelles technologies et organisations envisagées dans le cadre des démarches d’innovation détectées concernent plusieurs marchés locaux et internationaux : le tourisme, l’alimentation, l’audiovisuel et communication, les loisirs, l’habitat et la santé.

 

« Une culture de l’innovation en marche »

Au-delà de l’envie d’innover, d’autres enseignements émergent :

 

1/ La culture de l’innovation doit continuer à pénétrer les modes de management et de l’entreprise martiniquaise.

En effet, les niveaux de maturité de projets et les approches méthodologiques naturellement utilisées indiquent que les décideurs industriels doivent poursuivre leurs efforts pour initier, porter et conduire efficacement leurs démarches d’innovation.
Toutes les entreprises n’ont pas forcément en leur sein les ressources pour innover ou n’en font pas une priorité stratégique.
Pour les créateurs et entrepreneurs qui se lancent dans la démarche, savoir identifier les risques « marché », technologiques, organisationnels ou humains, comprendre la portée d’un avantage concurrentiel, mobiliser les compétences internes pour un meilleur portage du projet sont autant de recommandations d’ores et déjà formulées par TECHNOPOLE MARTINIQUE dans le cadre de l’appel à projets d’innovation industrielle.

 

2/ De nouvelles compétences sont prêtes à relever le défi de la nouvelle entreprise martiniquaise.

Malgré une perception encore imprécise des attentes et évolutions du marché, en dépit d’un manque de ressources locales en matière de R&D, malgré les risques accrus pour le développement industriel sur les marchés insulaires de petite taille (notamment en matière de stockage, approvisionnement, logistique de transport, maintenance…), de jeunes créateurs souhaitent tenter le pari de l’innovation industrielle.
Mettant souvent en avant des compétences technologiques ou économiques pointues, ils doivent chercher à doter au plus vite leur entreprise d’une réelle compétence entrepreneuriale. Il s’agit d’éviter au mieux les pièges de la gestion de l’entreprise. Ces « nouvelles compétences » porteuses de projet d’innovation ont, toutefois, un atout à faire valoir : une intelligence collective qui doit leur permettre de bien s’entourer et s’associer pour « partager » le risque.