PEPITE : le statut d’étudiant-entrepreneur, une idée en or pour les étudiants

2015_30_10-StatutEEDepuis octobre 2015, le dispositif PEPITE (Pôle Etudiant pour l’Innovation, le Transfert et l’Entrepreneuriat) lancé en novembre 2014, propose aux étudiants ayant un projet de création ou de reprise d’activité d’acquérir le statut étudiant-entrepreneur. Jean-Emile SYMPHOR, vice-président du pôle Martinique de l’Université des Antilles, présente ce statut particulier, qui soutient au sein du PEPITE Antilles-Guyane les étudiants souhaitant se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.

 

Technopole Martinique : Le PEPITE Antilles-Guyane a lancé le statut d’étudiant-entrepreneur cette année, de quoi s’agit-il ?
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2015_30_10-JESYMPHOR32Jean-Emile SYMPHOR : Le statut d’étudiant-entrepreneur s’adresse aux étudiants en cours de formation et aux jeunes diplômés qui ont un projet de création d’entreprise ou de reprise d’activité. Ce statut permet à l’étudiant-entrepreneur de bénéficier d’un aménagement d’études (il peut travailler sur son projet entrepreneurial à la place d’un stage ou de son projet de fin d’études), d’un accompagnement par un tuteur enseignant, un référent externe et des structures partenaires du PEPITE. Ce statut est valable un an et renouvelable jusqu’à 3 ans après la fin des études : le bénéficiaire conserve ainsi les avantages étudiants (couverture sociale, restauration, transport…) à condition d’avoir moins de 28 ans.

 

TM : Les études doivent-être liées au projet professionnel ?
J-E. S. : Cela serait plus cohérent mais ce n’est pas une condition nécessaire. Tout étudiant est éligible quelle que soit la démarche entrepreneuriale qu’il a choisie : individuelle ou collective, à but économique et/ou social, innovante ou non, technologique ou non, avec création d’activité ou reprise d’entreprise.

 

TM : Comment acquérir le statut d’étudiant-entrepreneur ?
J-E. S. : L’étudiant porteur de projet de création d’entreprise doit être titulaire du bac et être âgé de moins de 28 ans. Il doit candidater sur le site du ministère de l’enseignement supérieur (www.enseignementsup-recherche.gouv.fr) et est ensuite contacté par le Bureau d’Aide à l’Insertion Professionnelle (BAIP) de l’Université. Le statut d’étudiant-entrepreneur est octroyé au candidat après présentation de son projet, devant un comité d’engagement. Sont évalués la viabilité du projet et le profil du porteur. Aujourd’hui, une dizaine d’étudiants en Martinique et en Guadeloupe a déposé une demande. C’est un bon début pour un lancement.

 

TM : Comment cette nouveauté est-elle accueillie par les étudiants ?
J-E. S. : Une quarantaine d’étudiants a participé à la première réunion d’information qu’a organisé Krystel Séné (assistante à l’insertion professionnelle du BAIP pôle Martinique, NDLR). Ils se sont montrés très intéressés. Nombreux étaient ceux qui souhaitaient se lancer mais ignoraient comment faire.

 

TM : Quels objectifs vous êtes-vous fixés concernant le statut d’étudiant-entrepreneur ?
J-E. S. : Nous donnons la priorité à la communication et la diffusion de l’information relative à ce statut. Nous souhaitons toucher massivement les étudiants de sorte que dès la première ou la deuxième année, ils connaissent l’existence de ce statut et, plus généralement, le dispositif PEPITE qui a vocation à valoriser l’esprit d’entreprenariat auprès des étudiants à l’université. Plusieurs actions sont déjà mises en place en ce sens.

 

TM : Quelles sont ces actions de sensibilisation à la culture d’entreprise ?
J-E. S. : En novembre 2014, nous avons lancé un cycle de séminaires pour les doctorants intitulé « Sensibilisation à entrepreneuriat innovant ». Pour les étudiants de 3e année de licence, nous proposons des Enseignements Complémentaires Libres les jeudis après-midi. Les EC Libres portent sur les connaissances d’ordre général (psychologie entrepreneuriale, l’entreprise et son environnement économique, politique générale et stratégie de l’entreprise, étapes de création, aides publiques…) et permettent des échanges avec des professionnels qui exposent leur métier, leur démarche, les difficultés rencontrées, les appuis et solutions trouvées. Plus largement, le Forum des métiers (le 18 novembre 2015) soutenu par la fondation UA-GBH, permet aux étudiants de rencontrer des chefs d’entreprises, des salariés, des ingénieurs chaque année. Enfin, nous collaborons étroitement avec Technopole Martinique.

 

TM : Justement, quel est le partenariat avec Technopole Martinique ?
J-E. S. : En tant qu’université PEPITE, nous avons signé une convention de partenariat avec Technopole Martinique qui est notre partenaire principal. Cette structure permet à nos étudiants de bénéficier :

  • de son espace de coworking
  • de ses ateliers, séminaires, et animations qui leur permettent de grandir en compétences dans les domaines liés à l’entrepreneuriat
  • des compétences de ses conseillers qui reçoivent individuellement les étudiants porteurs de projet

La Technopole participe également à la mise en œuvre des EC Libres sur les questions entrepreneuriales et organise chaque année un cycle de séminaires de sensibilisation à l’entrepreneuriat innovant destiné aux doctorants.