« L’actu » du Parc Technologique et Environnemental de la CACEM

Conçu pour générer une dynamique de développement durable sur le territoire du centre, le projet du Parc Technologique et Environnemental mené par la CACEM prendra forme sur la zone dite de la Trompeuse.

 

Valorisant les bénéfices issus du processus de réhabilitation de la décharge, le Parc de la Trompeuse revêtira un caractère d’exemplarité à double titre : L’efficience environnementale du site (la gestion globale du site devra de façon systématique développer les synergies entre les activités selon le principe dit de « l’écologie industrielle ») et sa qualification en site technopolitain accueillant des activités novatrices répondant aux enjeux environnementaux de la CACEM.

 

Pour en savoir plus sur le projet de Parc Technologique Environnemental, Fabienne BORDEAU, chef du Pôle « Projet & Développement » de la direction de l’Environnement de la CACEM répond à quelques questions :
 
 Où en est le projet ?
 
Le Parc Technologique Environnemental est un programme de 50 Millions d’euros d’études de travaux et d’investissements planifié sur plus de six ans. Il concerne la conception et la réalisation de neuf unités :

  • Une unité de valorisation du Biogaz
  • Une unité de Valorisation de la biomasse et de traitement (séchage) des boues de Stations d’Epuration (STEP) – appelée « Biomasse/Boues »
  • Une centrale photovoltaïque sur le dôme réhabilité de la décharge, sur une superficie de 3,5ha
  • Une unité de Valorisation de l’eau de pluie récupérée sur le dôme et les toitures
  • Un Centre de Tri et de transfert des déchets
  • Une Recyclerie / Ressourcerie
  • Une unité de broyage de verre
  • Une unité de traitement (démontage, dépollution, compactage) des Véhicules Hors d’Usage (VHU)
  • Une unité dédiée à l’éducation, la recherche appelée « Maison de l’Environnement », vitrine du Parc Technologique

 

Aujourd’hui, les études et la conception sont pratiquement achevées hormis la Maison de l’environnement, projet nécessitant le lancement d’un concours architectural.

 

Parmi les neuf unités, les plus avancées sont :

  • l’unité de broyage du verre
  • l’unité de valorisation du biogaz
  • l’unité « biomasses/boues »
  • la recyclerie/ressourcerie

 

L’actualité du projet global est la suivante :

  • la réception du chantier de l’unité de valorisation du biogaz au début du mois d’octobre, pour une mise en service industrielle à la fin du mois de novembre 2011,
  • la mise en route du broyage de verre en début du mois d’octobre,
  • le démarrage des travaux concernant l’unité « biomasse/boues » en février 2012, avec une phase préalable d’études au cours du dernier trimestre 2011.

 

Quelles sont vos priorités d’actions ? 

 

Le programme global doit tenir compte d’une contrainte forte à savoir la fermeture prochaine de la décharge.
C’est pourquoi, notre priorité d’actions consiste à finaliser les chantiers qui apportent des solutions palliant à cette fermeture ; à savoir : l’unité de valorisation du Biogaz, l’unité de traitement des boues, la recyclerie DEEE et le Centre de Tri.

Ce qui guide notre mise en oeuvre, c’est également la volonté d’affirmer un positionnement du Parc Technologique et Environnemental autour de trois enjeux : innovation, valorisation et insertion ; les chantiers en cours illustrent ce positionnement.
Ainsi, l’unité de valorisation du biogaz constituera la première unité caribéenne de cogénération électricité et chaleur.
La production de chaleur, elle, va être valorisée par l’unité biomasse-boue. Une illustration de la valorisation est l’utilisation des « fractions » de verres issues du broyage dans l’élaboration des enrobées pour les routes et plus largement le BTP.
Concernant le volet insertion, nous analysons la faisabilité de la création d’une société publique locale qui aura en charge la gestion de la Recyclerie /ressourcerie, activité par essence dédiée à l’insertion. Il s’agit de recycler des produits (DEEE, meubles, jouets,…) afin de leur donner une seconde vie.

 

Quelle place prend le projet dans le paysage Martiniquais ? 

 

Le Parc Technologique et Environnemental constitue un projet éminemment transversal touchant et concernant l’ensemble du territoire martiniquais. Tous les principaux acteurs sont associés à travers un comité de pilotage constitué pour mener à bien ce projet.

Les collectivités telles que le Conseil Régional et le Conseil Général participent au financement du projet, ainsi que l’Ademe et l’Europe. Les études ont été globalement subventionnées à hauteur de 60%.

Le Conseil Régional nous apporte un soutien particulier afin d’accélérer l’émergence de la « Centrale photovoltaïque »qui constitue un enjeu majeur d’accroissement de la part de production électrique à partir d’énergies renouvelables en Martinique.

Par ailleurs, d’ici la fin de l’année, démarrera une communication spécifique à l’émergence du Parc Technologique Environnemental de la CACEM. Ces actions de communication permettront de construire l’image du parc tout en informant sur les enjeux et les avancements du projet.